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Newsletter du 1/06/26

Namaste la Tribu !


Avec mes lunes qui ont commencé à faire couler l'ancien en cette Pleine Lune Bleue d'un jour de fête des mères et purifier ce qui doit l'être en moi, je me sens très inspirée en ce moment. Comme si chaque situation dans laquelle la vie me met ces quelques derniers jours me permettait d'y voir très clair sur ce que je souhaite nourrir, là où je vais mettre mon énergie, là où je sens qu'il faudra rétrograder ou même faire une queue de poisson, là où j'ai envie de me positionner, de m'affirmer. C'est si bon dans ces phases où les doutes s'estompent et la flèche pointe fermement sa direction. 

Le sang de mes lunes vient gonfler mon ventre réveillant l'énergie Apan Prana, cette force qui attire vers la Terre, invite à l'évacuation et à l'ancrage, la force tranquille allégée du futile. MERCI.


Le Festival du weekend dernier a été très beau, fluide au niveau de l'organisation et joyeux dans son ambiance familiale. J'ai pu me mettre au service là où cela résonne pour moi en proposant 2 cercles de femmes et au poste de gardienne du feu sur 2 Inipis (huttes de sudation de tradition Lakota) auprès de Padma, mon amie Slovène rencontrée en Colombie, très engagée sur la Voie Rouge. J'ai beaucoup aimé son engagement et sa rigueur à suivre les enseignements tels qu'ils sont transmis dans sa lignée. Elle aussi a commencé son chemin par la porte du yoga il y a bien longtemps... Je la considère comme ma grande soeur et j'ai été honorée de soutenir son travail de prières en m'engageant auprès du feu à ses côtés.




Ce qui me touche sur le chemin c'est la sincérité, la simplicité et l'humilité des personnes qui tiennent les espaces dans lesquels je me dépouille. Ce dont j'ai besoin c'est de sentir qu'ils sont bien ancrés et que leurs manières de faire sont elles aussi bien ancrées. Je ne suis pas sur ce chemin pour avoir de jolies ou spectaculaires visions/sensations à raconter autour de moi et conforter mon ego mais bien pour plonger dans le creux encore inconscient de mon être, pour lui tendre la main et l'élever vers demain, dans un travail intime et presque invisible de l'extérieur...


Et puis, rien à voir... J'ai fait une énième IRM la semaine dernière et quelque chose m'a frappée (parmi tant d'autres ces temps-ci). Alors que les médecins, deux femmes, me posaient, moi allongée, une plaque lestée sur le buste, un casque avec une musique douce et quasi en même temps un casque (type casque de jeu vidéo) sur les yeux avec un écran affichant une forêt immobile, j'ai eu un double flash "je ne veux pas être lobotomisée" et "on me coupe du réel, de mes sensations". Instantanément, j'ai demandé à ce qu'on arrête la musique (lors d'une autre IRM, j'avais carrément eu droit à des publicités pour le Leclerc d'à côté !!) et qu'on enlève le casque couvrant mes yeux. Est sortie la phrase "je n'ai pas besoin de tout ça pour rester calme". M'entendre dire ça aussi clairement et sans douter un instant que c'est la réalité était assez dingue : je faisais le constat de ma profonde tranquillité mais aussi de ma présence bien vivante. Les stopper calmement dans un moment où elles sont en mode pilote automatique à m'équiper de toute une panoplie de matos pour que je reste en place est un des skills que j'ai voulu apprendre après avoir passé 7 jours à l'hôpital en 2011. C'était pour une opération de l'utérus pour laquelle je n'ai eu quasi aucune information en amont sur le déroulé. C'est en me réveillant que j'avais découvert qu'on m'avait remplie d'un air qui me faisait affreusement mal jusqu'en haut du buste et qu'on m'avait installé une sonde urinaire reliée à une poche, par exemple. Après cette expérience, il m'est devenu insupportable qu'on agisse avec mon corps comme s'il était un objet inanimé et sans conscience : ça m'a demandé d'apprendre à faire clarifier le cadre (poser plusieurs fois les questions si besoin), à connaître mes limites et à faire grandir la force qui permet de les exprimer dans tous les contextes. J'annonce : j'ai encore du taf mais j'y travaille avec joie et persévérance car je sais où ça mène. A la souveraineté !

Lorsque le lit a commencé à s'enfoncer dans le tunnel, moi, la tête la première j'ai senti la panique s'élever en moi. Une seconde d'une brusque intensité. Car en effet, ce tunnel est vraiment très fin. Mais pas plus d'une seconde. De suite, j'ai fermé les yeux pour voir bien au-delà du paysage plat qu'elles voulaient (im)poser sur mes yeux. J'ai respiré tranquillement pour me relier au lieu moelleux et sécure en moi. J'ai attrapé instantanément mon mental pour lui dire qu'il n'allait me promener nulle part, que c'est moi qui allait guider ce voyage de 20 minutes dans le tunnel.

J'adore ces moments où je fais l'expérience des bienfaits de ce que j'expérimente et pratique depuis des années. Avec le temps et l'entrainement, tout devient plus facile, évident, efficace.

En fait, ce qui m'est venu au milieu de tout ça...

c'est la réflexion que cette société nous affaiblit d'une part et nous infantilise d'autre part. 

Alors oui ça vient d'une bonne intention de nous protéger les oreilles et de mettre un joli paysage devant nos yeux pour que ce moment plutôt désagréable le soit un peu moins. Mais je ne peux m'empêcher de me dire que si on sécurisait, désinfectait, sur-protégeait un peu moins tout depuis notre naissance et bien nous aurions développé des capacités infiniment plus grandes dans beaucoup de domaines. Nous aurions une confiance en nous et en nos capacités bien plus haute. La société nous rend malade et se positionne ensuite comme la guérisseuse. La peur est la plus grande maladie de ce monde et celles.ux qui sont au "pouvoir" l'ont bien compris. C'est pourquoi il est si important, si VITAL, d'apprendre plein de skills qu'on ne nous transmets pas à l'école ni dans nos familles à l'ancienne. 

Le monde occidental essaie de nous anesthésier pour qu'on ne sente plus, qu'on ne pense plus par nous même, qu'on ne remette pas en question ce qui est établi par lui depuis des siècles. C'est, pour moi, vraiment un acte militant et de déconstruction que de se prendre par la main pour se réveiller, pour oser se reconnecter à ses émotions, pour ressentir ce qui est douloureux, ce qui est joyeux, ce qui est vivant. Il n'y a que comme ça que l'on peut remettre les choses dans l'ordre : en remettant le sentir au centre, on reprend les rennes de notre vie. On choisit à chaque instant ce qui est ok et on dit non à ce qui ne l'est pas.

A méditer...

 
 
 

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